Gilles Montègre (éd.), Le Cardinal de Bernis. Le pouvoir de l’amitié, Paris, Tallandier, 2019, 864 p., ISBN 979-10-210-3527-0
Cet article teste la pertinence d’une historicisation radicale du terme de race à partir d’une histoire sociale de ses usages appliqués à la noblesse française du xvie siècle. La liaison entre race et noblesse, pratiquement absente au début du xvie siècle, fut avant tout un moyen de mettre l’accen...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2021
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article teste la pertinence d’une historicisation radicale du terme de race à partir d’une
histoire sociale de ses usages appliqués à la noblesse française du xvie siècle. La liaison entre race et
noblesse, pratiquement absente au début du xvie siècle, fut avant tout un moyen de mettre l’accent
sur une conception patrilignagère des groupes familiaux nobles, et de plus en plus à mesure que
l’usage du terme se répandit à partir des années 1560. Cette connotation patrilignagère avait une
dimension essentialisante et mettait l’accent sur la filiation plus que sur les fondements matériels,
seigneuriaux par exemple, de l’appartenance à la noblesse. Il faut ajouter que le terme de race fut
par la suite arrimé à celui de maison qui avait une forte connotation hiérarchique. L’ensemble
orienta la conception de la noblesse vers une pensée en termes de catégorie à laquelle appartiennent des personnes, et non en termes de qualité attribuée à des personnes. Dans un contexte
où certains nobles revendiquaient une fermeture du second ordre, où la politique royale reprenait
et développait la dénonciation des usurpations, où une importance de plus en plus grande était
attribuée à l’ancienneté comme critère de distinction nobiliaire, la notion de race vint s’insérer
dans un vocabulaire qui structura désormais les débats autour de l’idée de « vraie noblesse », contre
des types d’anoblissements, notamment taisibles, désormais qualifiés d’usurpations. |
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