Marie-José Laperche-Fournel, Histoire de vie, récit de vie. Une famille de robe nancéienne au XVIIIe siècle, les Marcol, Milhaud, Beaurepaire, 252 p., 2019, ISBN 978-2-35767-300-7

Cet article teste la pertinence d’une historicisation radicale du terme de race à partir d’une histoire sociale de ses usages appliqués à la noblesse française du xvie siècle. La liaison entre race et noblesse, pratiquement absente au début du xvie siècle, fut avant tout un moyen de mettre l’accen...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Jalabert, Laurent
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2021
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Cet article teste la pertinence d’une historicisation radicale du terme de race à partir d’une histoire sociale de ses usages appliqués à la noblesse française du xvie siècle. La liaison entre race et noblesse, pratiquement absente au début du xvie siècle, fut avant tout un moyen de mettre l’accent sur une conception patrilignagère des groupes familiaux nobles, et de plus en plus à mesure que l’usage du terme se répandit à partir des années 1560. Cette connotation patrilignagère avait une dimension essentialisante et mettait l’accent sur la filiation plus que sur les fondements matériels, seigneuriaux par exemple, de l’appartenance à la noblesse. Il faut ajouter que le terme de race fut par la suite arrimé à celui de maison qui avait une forte connotation hiérarchique. L’ensemble orienta la conception de la noblesse vers une pensée en termes de catégorie à laquelle appartiennent des personnes, et non en termes de qualité attribuée à des personnes. Dans un contexte où certains nobles revendiquaient une fermeture du second ordre, où la politique royale reprenait et développait la dénonciation des usurpations, où une importance de plus en plus grande était attribuée à l’ancienneté comme critère de distinction nobiliaire, la notion de race vint s’insérer dans un vocabulaire qui structura désormais les débats autour de l’idée de « vraie noblesse », contre des types d’anoblissements, notamment taisibles, désormais qualifiés d’usurpations.