FRÉDÉRIC GRABER, FABIEN LOCHER (ÉD.), Posséder la nature. Environnement et propriété dans l’histoire, Paris, Éditions Amsterdam, 2018, 350 p., ISBN 978-2-35480-183-0
Issue d’Amérique centrale, la vanille devint au cours du xixe siècle une denrée impériale française par excellence, associée au luxe et à la colonisation. En effet, en 1933, Madagascar produisait 80 % de toute la vanille consommée à l’échelle globale. En 1967, les colonies et territoires français...
Enregistré dans:
| 主要作者: | |
|---|---|
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2019
|
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Issue d’Amérique centrale, la vanille devint au cours du xixe siècle une denrée impériale
française par excellence, associée au luxe et à la colonisation. En effet, en 1933, Madagascar produisait 80 % de toute la vanille consommée à l’échelle globale. En 1967, les colonies et territoires
français de l’océan Indien (Madagascar, La Réunion, Comores) parvinrent à maintenir grosso
modo cette part du marché mondial. Pourtant, la vanille étant l’une des denrées agricoles les plus
chères de la planète à produire, divers ersatz vinrent la concurrencer. La vanille de synthèse connut
en effet un essor considérable. Chez les grands pays importateurs qu’étaient les États-Unis et le
Canada, l’utilisation de vanille synthétique augmenta de 700 % entre 1933 et 1963. Cet article
se penche sur une période clef, au cours des années 1960, durant laquelle les pays producteurs
de vanille tentèrent d’enrayer la montée inexorable des produits de synthèse à arôme de vanille.
Associant pays nouvellement indépendants et ancienne puissance coloniale, ils tentèrent d’établir
des prix planchers et entreprirent des démarches auprès de la CEE. Ciblant le public français,
ils jouèrent surtout sur des registres nostalgiques et genrés pour promouvoir la « vraie vanille ».
|
|---|