Un pasteur français au service des Provinces-Unies. Le ministère de Samuel Des Marets à Maastricht (1632-1636)
Né en France et exerçant le ministère pastoral réformé dans le royaume au cours de ses jeunes années, Samuel Des Marets (1599-1673) voit sa carrière prendre un virage précoce qui lui pose des problèmes d’identités confessionnelle et politique, dans la controverse, mais aussi dans son usage de la d...
Sparad:
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2018
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Né en France et exerçant le ministère pastoral réformé dans le royaume au cours de ses jeunes
années, Samuel Des Marets (1599-1673) voit sa carrière prendre un virage précoce qui lui pose
des problèmes d’identités confessionnelle et politique, dans la controverse, mais aussi dans son
usage de la discipline ecclésiastique. Ministre et professeur de théologie dans la principauté indépendante de Sedan au milieu des années 1620, il passe sous la protection de sa régente, Élisabeth
de Nassau, et de son fils, le prince Frédéric-Maurice, duc de Bouillon, lui-même proche de son
oncle, le stathouder Frédéric-Henri. Établi par les États-Généraux et sur la recommandation
d’André Rivet à Maastricht après la prise de la ville par les Provinces-Unies (1632), il exerce son
ministère dans des conditions par certains aspects proches de celles de la France à la même époque
(controverse, coexistence entre des communautés confessionnelles légales), mais marquées par
des éléments irréductibles (co-souveraineté du prince-évêque de Liège, menace espagnole, intégration heurtée de son Église au synode). Tout cela le place dans une situation d’entre-deux dont
il sait habilement jouer, usant alternativement des avantages de son statut de Français et de ceux
de protégé des États-Généraux. Il le fait pour des raisons personnelles, mais aussi pour proposer
un modèle pastoral de combat et consolider une Église qu’il a établie et veut protéger des attaques
catholiques. À la fois de culture française et au service politique des Provinces-Unies, Samuel
Des Marets développe, jusqu’à son départ pour Bois-le-Duc (1636), une position ambiguë, mais
qui nous révèle bien des aspects de l’exercice du ministère pastoral dans une Église fraîchement
établie sur un front confessionnel durant la guerre de Trente Ans.
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