La littérature manifestement
Les rapports entre l’histoire et la littérature sont régulièrement l’objet de débats. Plutôt que de suivre la proposition de constituer l’écriture historique en littérature contemporaine, nous proposons de nous demander ce qui fait à ce point « envie » en littérature chez les historiens. En quoi e...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2018
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les rapports entre l’histoire et la littérature sont régulièrement l’objet de débats. Plutôt que de
suivre la proposition de constituer l’écriture historique en littérature contemporaine, nous proposons
de nous demander ce qui fait à ce point « envie » en littérature chez les historiens. En quoi elle est productrice de connaissances. Foucault y voyait en 1977 le lieu du secret et de nos infamies depuis Sade.
Cette force de dérangement et de subversion de la littérature nous semble s’être déplacée. Le savoir que
produit la littérature (J. Genet, W. G. Sebald, S. Alexievitch, P. Modiano, M. Riboulet notamment)
consiste désormais à se « faire-témoin ». Elle n’est plus le lieu du dévoilement d’un imaginaire social
caché ; la littérature offre à l’histoire l’archive de ce qui reste ; elle inscrit des sédiments de mémoire.
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