Aux origines d’une dette publique consolidée : les assemblées représentatives ? À propos de : DAVID STASAVAGE, States of Credit. Size, Power, and the Development of European Polities, Princeton, Princeton University Press, 2011, 192 p., ISBN 978-0-691-14057-5
L’Association pour la formation de la jeunesse (AFJ) est créée à Alger en 1957 dans le but de recueillir des enfants musulmans isolés et de leur apporter une formation dans un contexte de guerre où les enjeux autour de l’enfance et de la jeunesse sont exacerbés. Présidée par Suzanne Massu – épouse...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2017
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’Association pour la formation de la jeunesse (AFJ) est créée à Alger en 1957 dans le but
de recueillir des enfants musulmans isolés et de leur apporter une formation dans un contexte de
guerre où les enjeux autour de l’enfance et de la jeunesse sont exacerbés. Présidée par Suzanne
Massu – épouse du général qui mène alors la « bataille d’Alger » – l’association gère plusieurs
établissements accueillant des centaines de yaouleds. L’entreprise sociale n’est pas exempte de
dimensions politiques et de motivations idéologiques : il s’agit aussi de préparer ces garçons à
devenir des citoyens français à part entière dans une Algérie nouvelle. Confrontée à l’évolution
politique de la question algérienne, l’association s’adapte. Profitant d’une colonie de vacances
organisée en Béarn durant l’été 1961, des dizaines d’enfants restent en France, d’autres sont
amenés d’Alger au printemps 1962. Dans les années 1960 et 1970, les adolescents grandissent,
entrent en formation professionnelle puis s’insèrent dans la vie active, se marient et gardent un
lien personnel fort avec Suzanne Massu. Les jeunes sont invités à changer leurs prénoms arabes
ou berbères pour des prénoms français, à confirmer leur nationalité française. Aujourd’hui encore
ils entretiennent une mémoire ténue des « enfants de Madame Massu » comme ils aiment s’appeler
eux-mêmes. Des sources inédites et très diverses permettent d’éclairer la réponse politique et
sociale à la situation des yaouleds. Le prolongement de l’action au-delà de la guerre d’Algérie
permet de mieux cerner les intentions biopolitiques et les modalités pratiques qui transforment
des enfants nécessiteux d’Alger en citoyens français, comme si c’était une victoire symbolique et
ultime au-delà de l’Algérie française.
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