Philippe de Carbonnières, La Grande Armée de papier. Caricatures napoléoniennes, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2015, 184 p., ISBN 979-10-240-0523-2
La méthode psychoprophylactique d’accouchement sans douleur, d’origine soviétique, est diffusée en Europe de l’Ouest à partir du début des années 1950. Cet article s’emploie à montrer que ce mode d’analgésie non pharmacologique ne représente qu’une innovation partielle par rapport à des pratiques...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2017
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La méthode psychoprophylactique d’accouchement sans douleur, d’origine soviétique, est
diffusée en Europe de l’Ouest à partir du début des années 1950. Cet article s’emploie à montrer
que ce mode d’analgésie non pharmacologique ne représente qu’une innovation partielle par
rapport à des pratiques en cours localement. Son pouvoir d’attraction découle moins de son
statut d’outil innovant venu résoudre un problème médical que d’une mise en scène de progrès
scientifiques. Une chronologie serrée de sa période d’implantation en France et en Suisse montre
en effet qu’elle s’impose dans le monde médical de ces deux pays grâce à une campagne de soutien
organisée par les milieux communistes. Sans un travail médiatique clairement partisan qui suscite l’intérêt du grand public, sa seule valeur intrinsèque ne lui aurait pas procuré une diffusion
aussi large (à échelle nationale et internationale). Si ses affinités politiques n’entraînent pas son
rejet, c’est qu’elle rencontre les intérêts professionnels des obstétriciens, leur pragmatisme, leurs
représentations des femmes, et qu’elle se réclame du scientifique de renommée internationale
Ivan Pavlov. L’accouchement sans douleur offre une illustration peu commune de la contingence
sociale et de l’hétéronomie politique des savoirs scientifiques et médicaux.
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