Laura F. Edwards, A Legal History of the Civil War and Reconstruction : A Nation of Rights, Cambridge, Cambridge University Press, 2015, XII-212p., ISBN 978-1-107-40134-1
La loi de libération conditionnelle votée en 1885 symbolise le consensus sur la nécessité d’une transition entre l’enfermement et la liberté, depuis la IIIe République. Sa longévité n’efface pourtant pas les rapports de force et de concurrence qui ont entouré son application. Cet article se propos...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2016
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La loi de libération conditionnelle votée en 1885 symbolise le consensus sur la nécessité d’une
transition entre l’enfermement et la liberté, depuis la IIIe République. Sa longévité n’efface pourtant
pas les rapports de force et de concurrence qui ont entouré son application. Cet article se propose
d’analyser le passage de la loi à son incarnation dans une procédure administrative mettant en jeu
une multiplicité d’acteurs. Il s’appuie sur une étude des dossiers de libération conditionnelle de la
maison centrale de Fontevrault dans l’entre-deux-guerres. Ces sources permettent une plongée au
cœur de la pratique routinisée des agents pénitentiaires, qui se réapproprient consignes et règles
pour proposer les détenus au bénéfice de la libération conditionnelle. Cette étude tente de montrer
que l’application de la libération conditionnelle relève d’un processus de décision verrouillé et
opaque, au sein duquel les marges de manœuvre des détenus sont quasiment réduites à néant.
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