Adam Clulow, The Company and the Shogun. The Dutch Encounter with Tokugawa Japan, New York, Columbia University Press, 2013, 352 p., ISBN 978-0-231-16428-3

La loi de libération conditionnelle votée en 1885 symbolise le consensus sur la nécessité d’une transition entre l’enfermement et la liberté, depuis la IIIe République. Sa longévité n’efface pourtant pas les rapports de force et de concurrence qui ont entouré son application. Cet article se propos...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Carré, Guillaume
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2016
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La loi de libération conditionnelle votée en 1885 symbolise le consensus sur la nécessité d’une transition entre l’enfermement et la liberté, depuis la IIIe République. Sa longévité n’efface pourtant pas les rapports de force et de concurrence qui ont entouré son application. Cet article se propose d’analyser le passage de la loi à son incarnation dans une procédure administrative mettant en jeu une multiplicité d’acteurs. Il s’appuie sur une étude des dossiers de libération conditionnelle de la maison centrale de Fontevrault dans l’entre-deux-guerres. Ces sources permettent une plongée au cœur de la pratique routinisée des agents pénitentiaires, qui se réapproprient consignes et règles pour proposer les détenus au bénéfice de la libération conditionnelle. Cette étude tente de montrer que l’application de la libération conditionnelle relève d’un processus de décision verrouillé et opaque, au sein duquel les marges de manœuvre des détenus sont quasiment réduites à néant.