Léonard Burnand, Adrien Pascoud (dir.), Espaces de la controverse au seuil des Lumières, 1680-1715, Paris, Honoré Champion, 2010, 212 p., ISBN 978-2-7453-2055-1
Cet article examine la contribution peu connue de l’extrême droite française à la construction de l’État-providence en France à travers l’étude de l’immense structure d’action sociale du mouvement Croix-de-Feu/Parti social français durant les années 1934-1947. La stratégie sociale que développe ce m...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article examine la contribution peu connue de l’extrême droite française à la construction de l’État-providence en France à travers l’étude de l’immense structure d’action sociale du mouvement Croix-de-Feu/Parti social français durant les années 1934-1947. La stratégie sociale que développe ce mouvement en 1934-35 envisage la conquête politique des milieux ouvriers par l’entremise d’une mission sociale dans les quartiers démunis des « zones rouges » autour de Paris et de Lyon, mission qui sera confiée aux membres féminins du mouvement. En liant leurs services sociaux à des finalités clairement politiques, les militantes de l’Action sociale féminine du CF/PSF s’efforcent de modifier – et d’élargir – les bases de la mobilisation politique des masses à travers une « réconciliation sociale » qui devait remplacer la haine entre les classes par un nouvel esprit de collaboration. Ce faisant, elles mettent en marche une politisation du social – et une socialisation du politique – qui va laisser son empreinte sur les formes de protection sociale qui émergent de la guerre et de la Libération. |
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