Gérard Béaur, Christian Dessureault, Joseph Goy (ÉD.), Familles, terre, marchés. Logiques économiques et stratégies dans les milieux ruraux (XVIIe-XIXe siècles), Rennes, Press

La décentralisation du Centre National d’Études Spatiales (CNES) à Toulouse en 1963 procède d’un double mouvement politique : d’une part, la constitution d’un secteur de recherche français innovant dans le domaine de l’espace, d’autre part un travail d’aménagement du territoire initié sous la IVe Ré...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Boehler, Jean-Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:La décentralisation du Centre National d’Études Spatiales (CNES) à Toulouse en 1963 procède d’un double mouvement politique : d’une part, la constitution d’un secteur de recherche français innovant dans le domaine de l’espace, d’autre part un travail d’aménagement du territoire initié sous la IVe République et poursuivi sous la Ve République. L’article s’appuie sur la notion de grandeur civique, forgée par Luc Boltanski et Laurent Thévenot, pour désigner un principe supérieur relevant du bien commun et susceptible de fédérer le collectif national. Dans cette perspective, la création du CNES passe par la mobilisation politique du thème de la grandeur de la France et de son indispensable autonomie dans un contexte géopolitique bipolarisé. Le transfert du CNES à Toulouse décline localement le moyen pour la ville de conquérir une grandeur spatiale propre à la valoriser et à la caractériser. Lorsque la décentralisation de l’institution spatiale est mise en œuvre, la rhétorique de la grandeur s’efface. La création de la DATAR et l’affermissement de la politique d’aménagement du territoire appuient la légitimité politique du transfert du CNES. ■