Pierre Singaravélou (ÉD.), L'Empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation XIXe-XXe siècle, Paris, Belin, 2008, 288 p., ISBN 978-2-7011-4677-5.

L’évolution du marché de la montre dans le Japon de l’époque Meiji (1868-1912) est emblématique du double processus de modernisation, fait d’industrialisation et d’acculturation, qui touche l’archipel nippon durant la seconde partie du XIXe siècle. Dans un premier temps, au cours des années 1870 et ...

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Autore principale: Ginio, Ruth
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2010
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’évolution du marché de la montre dans le Japon de l’époque Meiji (1868-1912) est emblématique du double processus de modernisation, fait d’industrialisation et d’acculturation, qui touche l’archipel nippon durant la seconde partie du XIXe siècle. Dans un premier temps, au cours des années 1870 et 1880, on a affaire à un marché de niche dominé par quelques importateurs suisses établis à Yokohama. La montre est un objet de luxe qui se collectionne plus qu’il ne s’utilise. Dans un second temps, dès le milieu des années 1890, on assiste à une rupture et au passage à un produit de consommation de masse. L’essor des chemins de fer, l’urbanisation et la modernisation des modes de vie font de la montre un objet désormais utile, voire indispensable. Afin de satisfaire ces besoins nouveaux des consommateurs, de nouveaux importateurs européens introduisent au Japon des montres bon marché. Quant aux négociants d’horlogerie japonais, ils passent à l’importation directe de montres occidentales et, surtout, ils mettent sur pied une industrie locale de la montre.