Capitale savante, capitale coloniale : sciences et savoirs coloniaux à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles
Entre le début du XVIIe et la fin du XVIIIe siècle,Paris,ville sans port maritime,prend une place de premier plan dans l’organisation et la gestion de l’espace colonial français,repoussant les ports atlantiques au rang de périphéries opérationnelles,assez largement subordonnées à la capitale du roy...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Entre le début du XVIIe et la fin du XVIIIe siècle,Paris,ville sans port maritime,prend une place de
premier plan dans l’organisation et la gestion de l’espace colonial français,repoussant les ports atlantiques au rang de périphéries opérationnelles,assez largement subordonnées à la capitale du royaume:
si les négociants des villes portuaires, les armateurs privés et les marins restent, dans le sillage du
XVIe siècle,des acteurs essentiels de l’expansion française outre-mer,les lieux de pouvoir et de savoir,
éléments clés du projet colonial,s’ancrent à Paris.
Dès le milieu du XVIIe siècle,au moment où s’implantent outre-mer un certain nombre de colonies françaises appelées à durer,les cartographes parisiens et certains cercles savants de la capitale
jouent un rôle croissant dans la centralisation, l’étude et la diffusion d’informations venues de ces
nouveaux territoires;mais c’est avec l’impulsion de Colbert,dans les décennies qui suivent,que des
institutions savantes parisiennes prestigieuses développées par la monarchie et fortement articulées
sur les institutions de gouvernement (Jardin du roi,Académie royale des sciences, Observatoire
royal,etc.) contribuent à faire de Paris,et pour longtemps,la véritable capitale culturelle et savante
de l’entreprise coloniale française. |
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