Amsterdam, entrepôt des savoirs au XVIIe siècle
Pour étudier la «révolution scientifique», l’approche traditionnelle a consisté à rechercher ses causes dans l’histoire des idées. Les travaux d’Alexandre Koyré en sont un exemple saisissant. Malheureusement,ce type d’approche a conduit les historiens des sciences à négliger – voire à éviter consc...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2008
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Pour étudier la «révolution scientifique», l’approche traditionnelle a consisté à rechercher ses
causes dans l’histoire des idées. Les travaux d’Alexandre Koyré en sont un exemple saisissant.
Malheureusement,ce type d’approche a conduit les historiens des sciences à négliger – voire à éviter consciemment – d’aborder la manière dont les évolutions de la vie matérielle ont affecté les
valeurs culturelles,évolutions qui,au début de la période moderne,ont incité les philosophes naturels non plus à rechercher les causes premières,mais à décrire de manière détaillée des «faits bruts».
Les activités scientifiques à l’œuvre à Amsterdam montrent clairement de tels changements.Dans
un de ses discours,Casparus Barlaeus,l’un des plus grands philosophes hollandais des années 1630,
montre que non seulement les activités commerciales et scientifiques se soutiennent l’une l’autre,
mais qu’elles proviennent de la même source, à savoir d’une sorte de désir d’explorer le monde.
Dans l’univers commercial d’Amsterdam et d’autres villes hollandaises,la quête du Bien est de plus
en plus associée à celle des biens matériels;en conséquence,la «philosophie spéculative» est de plus
en plus liée à la production, à l’accumulation, et à l’échange d’informations précises, autant d’éléments qui s’érigent en méthodes et en contenus de la philosophie naturelle. Même Descartes fut
séduit par cette approche. |
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