« Les bons vents viennent de l'étranger »: la fabrication internationale de la gloire de Gauguin
La légende de Gauguin participe à notre conception de l’artiste moderne, antinomique de toute orientation commerciale. L’analyse historique montre au contraire que Gauguin se souciait de sa carrière et chercha très tôt à exporter son art. L’exportation ne devait pas lui fournir seulement des r...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La légende de Gauguin participe à notre
conception de l’artiste moderne, antinomique
de toute orientation commerciale. L’analyse
historique montre au contraire que Gauguin
se souciait de sa carrière et chercha très tôt à
exporter son art. L’exportation ne devait pas
lui fournir seulement des revenus supplémentaires: elle participa de la construction de son
image de prophète. Gauguin associa cette stratégie d’exportation au mythe de l’artiste exilé,
tirant parti des attentes de l’avant-garde symboliste littéraire. Ce mythe entretenait également sa gloire à l’étranger. Les stratégies de
médiateurs étrangers, décidés à introduire
Gauguin chez eux, renforcèrent le processus.
Après la mort de l’artiste, le marchand parisien Ambroise Vollard utilisa cette synergie
pour faire monter la gloire, le mythe et les
cours de Gauguin. Plus qu’à démonter un
mythe, cet article cherche donc à étudier la
constitution du mythe et de la gloire de
Gauguin, à une échelle internationale dès la
fin du XIXe SIÈCLE. La face, occultée, d’un
Gauguin véritable affairiste des arts, n’est pas
séparable de l’image du peintre des Tropiques,
celui qui avait choisi l’exil et la barbarie. |
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