Montagnes et migrations de travail.
L’article cherche à comprendre s’il y a une spécificité des migrations de montagnes. Partant du modèle des migrations marchandes, qui est caractérisé par le rôle d’entrepreneurs de main-d’œuvre que jouent les élites villageoises, il analyse dans un premier temps l’historiographie pour montrer...
Saved in:
| Main Author: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2005
|
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’article cherche à comprendre s’il y a
une spécificité des migrations de montagnes.
Partant du modèle des migrations marchandes,
qui est caractérisé par le rôle d’entrepreneurs
de main-d’œuvre que jouent les élites
villageoises, il analyse dans un premier temps
l’historiographie pour montrer les partis pris,
les imaginaires et les luttes de représentations
qu’elle a incorporés et qui expliquent pourquoi
un tel modèle n’a jamais pu être perçu. Il
s’interroge ensuite sur l’organisation sociale
des principales migrations de métiers alpines
(mercenaires, maçons et porteurs). Il s’attache,
dans un troisième temps, à comprendre si ce
modèle serait généralisable aux montagnes non
européennes. Si la comparaison est difficile car
les catégories d’analyse utilisées rendent la
montagne invisible, un certain nombre de traits
communs entre migrations alpines et
migrations de ces hautes montagnes non
européennes permettent, malgré tout, de poser
la question de la spécificité des montagnes – et
plus généralement des zones de rupture
écologique – dans l’ensemble des migrations de
travail. |
|---|