LOUIS VAN DELFT, Les Moralistes. Une apologie. Paris, Gallimard, 2008, Folio Essais n° 499, Un vol. de 463 p.
Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce pass...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2011
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Deleuze a révélé la modernité de Péguy, qu’il considère comme l’écrivain de l’absolue nouveauté. La plupart des textes qui traitent directement de Péguy chez le philosophe concernent la « répétition ». On peut même détecter un effet de « vue dans la lunette », comme si Deleuze n’avait lu que ce passage de Clio dans lequel l’auteur définit son concept de l’« Internel ». Pour cette raison, on a pu penser que Deleuze s’intéresse à la « pensée philosophique » de Péguy, et que celle-ci ne serait qu’« incarnée » par le style, de manière secondaire ou illustrative. Or Deleuze va plus loin : c’est bien en tant qu’écrivain, mais par-delà le style, qu’il appréhende Péguy, et c’est parce qu’il intègre le style à une démarche strictement littéraire, qu’il réussit à maintenir Péguy dans le domaine propre à la littérature : celui du paradoxe. Péguy devient alors un miroir du philosophe. À partir des écrits de l’essayiste, Deleuze fonde une expérience de l’événement, dont il lit l’incarnation dans le mouvement de mai 1968. |
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