Le roi pitoyable et ses adversaires : la politique de l'émotion selon J.-J. Regnault-Warin, H.-M. Williams et les libellistes de Varennes
Cet essai cherche à illuminer la politique controversée de l’émotion, notamment le sentiment de la pitié, pendant et juste après la Révolution française. S’il est vrai, comme l’a écrit Rousseau, que la pitié est un réflexe inné, comment se peut-il qu’on puisse contester la pitié due aux victimes de...
Shranjeno v:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2011
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet essai cherche à illuminer la politique controversée de l’émotion, notamment le sentiment de la pitié, pendant et juste après la Révolution française. S’il est vrai, comme l’a écrit Rousseau, que la pitié est un réflexe inné, comment se peut-il qu’on puisse contester la pitié due aux victimes de la violence ? Pour montrer la manière dont les écrivains de l’époque révolutionnaire s’arment du concept de la pitié et du genre littéraire du pathétique pour avancer divers programmes politiques, on se penche sur trois sortes de textes : des pamphlets politiques qui racontent la fuite de la famille royale à Varennes, J.-J. Regnault-Warin, Le Cimetière de la Madeleine (1800-1801), et la correspondance de Louis XVI éditée par Hélène-Marie Williams. En évoquant la réception et/ou le résultat de ces écrits, on esquisse quelques éléments d’un dialogue — jusqu’ici trop peu développé — entre l’histoire littéraire et la politique révolutionnaire. |
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