De l'ironie à l'âge classique : aspects moraux et théâtraux
Outil d’analyse littéraire aujourd’hui empreint d’une séduisante « modernité », l’ironie est fréquemment mobilisée dans l’étude des textes classiques sans, pour autant, être questionnée pour elle-même, c’est-à-dire en tant que notion. Il est cependant nécessaire, avant d’étudier ses formes et fonct...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2010
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Outil d’analyse littéraire aujourd’hui empreint d’une séduisante « modernité », l’ironie est fréquemment mobilisée dans l’étude des textes classiques sans, pour autant, être questionnée pour elle-même, c’est-à-dire en tant que notion. Il est cependant nécessaire, avant d’étudier ses formes et fonctions dans certains des grands textes du XVIIe siècle, de clarifier la définition et la situation historiques de cette idée dans l’esprit des classiques. Qu’est-ce que l’ironie à l’époque de Descartes et de Molière ? Ses formes et ses usages sont-ils chargés de présupposés et codifiés par un discours normatif, doxa axiologique, rhétorique et/ou philosophique ? Les réponses à ces deux questions se révèlent parfaitement liées. Car l’ironie apparaît à l’âge classique comme un instrument polémique dont l’ambivalence morale tient non seulement à sa naissance (ses origines mêlées) mais aussi à son essence (ses moyens d’expression propres). Engageant par nécessité le corps de celui qui en use, elle suppose en effet un jeu d’acteur qui l’associe de fait au genre théâtral. Cet ancrage dans l’expression corporelle la place aussi à la jonction entre art dramatique, représentations physiologiques et philosophie morale. Ainsi se révèlent, de manière transversale, les enjeux anthropologiques d’une apparente « figure de style », en fait une attitude argumentative, qui engage au XVIIe siècle des questionnements autant moraux que théâtraux. |
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