La sacralisation de la femme chez Paul Eluard, à partir du recueil Facile

Les surréalistes ont toujours manifesté une certaine hostilité à l’égard du christianisme. On peut noter, toutefois, un déplacement du religieux dans l’œuvre de Paul Eluard. Son recueil Facile, et en particulier le premier poème, témoigne d’une dévotion et d’un culte adressés à la femme aimée. Cell...

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Auteur principal: Benoit, Jean-Louis
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les surréalistes ont toujours manifesté une certaine hostilité à l’égard du christianisme. On peut noter, toutefois, un déplacement du religieux dans l’œuvre de Paul Eluard. Son recueil Facile, et en particulier le premier poème, témoigne d’une dévotion et d’un culte adressés à la femme aimée. Celle-ci donne vie au monde et au poète qui la célèbre, en une véritable genèse. La sacralisation s’opère aussi bien dans la thématique que dans les marques formelles de la prière. Les risques de la divinisation de la femme, ainsi mythifiée, existent. Le besoin d’adorer a pu s’étendre chez Eluard, dans un cadre idéologique, au culte de la personnalité. En tout cas, la ferveur lyrique, aux accents de prière, puise à une tradition littéraire ancienne, notamment médiévale, de la poésie amoureuse.