« Tout vit, tout agit, tout se correspond ».

Chez Gérard de Nerval, dire sa propre folie est un acte poétique par excellence. Dans Aurélia, il crée une écriture autobiographique de la folie qui se calque à s’y méprendre sur le langage des aliénés et, à travers l’évocation de ses expériences de l’aliénation, cherche à explorer les rapports com...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Mizuno, Hisashi
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2010
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Chez Gérard de Nerval, dire sa propre folie est un acte poétique par excellence. Dans Aurélia, il crée une écriture autobiographique de la folie qui se calque à s’y méprendre sur le langage des aliénés et, à travers l’évocation de ses expériences de l’aliénation, cherche à explorer les rapports complexes entre le monde réel et l’autre monde entrevu au cours de ses visions insensées et chimériques. Et en les présentant comme sa « descente aux enfers » à la suite des modèles poétiques dans la tradition littéraire occidentale depuis Homère et Virgile, il tente de présenter une vision du monde rendue harmonieuse par son écriture, traitant de la folie à la première personne. La dernière folie de Nerval, celle de se croire poète, consiste à se faire voyant de l’infini, mais surtout à exprimer poétiquement la fusion du moi et de la nature dans le Grand Tout.