Le livre et ses lecteurs dans les Rougon-Macquart.

La question de la lecture véhicule, dans le cycle des Rougon-Macquart, une idéologie sociale et marxiste, — justifier un ordre social existant —, mais aussi un certain nombre de préjugés bourgeois et machistes – notamment celui de la domination masculine. Deux idéologies sont ainsi à l’œuvre dans l...

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Auteur principal: Anfray, Clélia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La question de la lecture véhicule, dans le cycle des Rougon-Macquart, une idéologie sociale et marxiste, — justifier un ordre social existant —, mais aussi un certain nombre de préjugés bourgeois et machistes – notamment celui de la domination masculine. Deux idéologies sont ainsi à l’œuvre dans le cycle : celle des personnages dont le romancier décode les mécanismes et dénonce les abus sociaux ; celle de Zola lui-même, trahissant une autre forme de domination, non plus sociale cette fois, mais sexuelle. Parallèlement à un discours sur la littérature opposant clairement les lecteurs bourgeois, populaires et intellectuels, le livre et la bibliothèque – en tant qu’objets – matérialisent cette distinction de classe. La lectrice, quant à elle, n’a guère de moyen de s’émanciper de son milieu social, y compris par la lecture, tandis cette dernière est justement ce qui parvient à libérer le lecteur masculin.