André Chénier relu par Sainte-Beuve dans Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme
Cet article revient sur la place exceptionnelle réservée à André Chénier par Sainte-Beuve dans Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delorme (1829). Si l’éloge de la souplesse du vers de Chénier trouve facilement un écho chez le lecteur moderne, l’admiration que Sainte-Beuve manifeste pour le vocabul...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article revient sur la place exceptionnelle réservée à André Chénier par Sainte-Beuve
dans Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delorme (1829). Si l’éloge de la souplesse du vers de
Chénier trouve facilement un écho chez le lecteur moderne, l’admiration que Sainte-Beuve
manifeste pour le vocabulaire du poète peut surprendre. Chénier serait-il vraiment le poète du
pittoresque, le fondateur méconnu de l’école moderne de 1829 ? Un bref retour sur l’œuvre
de quelques contemporains et proches prédécesseurs suggère que Chénier n’innove pas radicalement dans le domaine lexical, où une évolution graduelle est en cours depuis le milieu du
XVIIIe siècle. Sa force serait plutôt dans l’efficacité des quelques touches « pittoresques » qu’il
se permet, habilement employées au milieu de termes abstraits et nobles pour mieux les
mettre en relief. Le propos de Sainte-Beuve trouve sans doute sa raison dans les polémiques
de sa propre époque, mais par son caractère excessif il aide à préciser la véritable démarche
du poète qu’il admire. |
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