L'énigme des fins de récits chez Julien Gracq
Une des caractéristiques des récits de Julien Gracq est de se terminer sur une formule énigmatique. Les récits mêmes qui précèdent ces fins se dérobant, et les écrits de l’auteur sur la littérature, proposent un assez large éventail d’explications de cet ostensible évidemment final. La première e...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Une des caractéristiques des récits de Julien Gracq est de se terminer sur une formule
énigmatique. Les récits mêmes qui précèdent ces fins se dérobant, et les écrits de l’auteur sur
la littérature, proposent un assez large éventail d’explications de cet ostensible évidemment
final. La première est la richesse attachée aux livres qui ne dispensent pas de message, ce qui
oblige le lecteur à rétrograder dans le récit à la recherche du sens. L’errance du personnage
et le mouvement de la description en tiennent lieu, dans une quête vidée de sa portée surnaturelle. L’impression incertaine laissée par les fins de récit met le lecteur en contact avec le
sentiment esthétique, qui a pour ressort l’activité du désir. Le récit s’achève quand l’anecdote
l’emporterait, et au moment où le personnage est devenu un poète virtuel ; l’énigme finale
est donc la condition du récit poétique. |
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