« Un petit roman qui n'est pas tout à fait un conte »
La question posée par le titre de l’article conduit à situer la rédaction de Sylvie au moment où l’esthétique réaliste est au cœur d’une discussion qui anime la vie littéraire. En faisant de la nouvelle un récit de « Souvenirs », Nerval montre les origines historiques de la « querelle ». Il choisi...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La question posée par le titre de l’article conduit à situer la rédaction de Sylvie au moment où l’esthétique réaliste est au cœur d’une discussion qui anime la vie littéraire. En faisant de la nouvelle un récit de « Souvenirs », Nerval montre les origines historiques de la « querelle ». Il choisit dans Sylvie d’aller délibérément au plus loin du gauchissement de la vision par l’imaginaire, dont l’écriture littéraire est inséparable. Il mêle parallèlement dans la représentation la fascination exercée par l’imaginaire subjectif et la critique ironique qui sanctionne la distance qui la sépare de la vérité. Les deux volets de Sylvie jouent des variations de l’ironie qui traversent le texte entier, équivoques de la focalisation dans la première partie et confrontation directe du souvenir et de la réalité découverte dans la seconde. Le « Dernier Feuillet » rassemble en art poétique ce travail de la subjectivité nostalgique et de sa mise à distance. L’écrivain rejoint ainsi ceux qui, parmi les partisans de l’esthétique réaliste, ont été capables de réduire les risques de rigidité qu’elle pouvait engendrer. |
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