Nerval, le temps à l'œuvre : politique et résistance dans L'Histoire de l'Abbé de Bucquoy
Dans l’Histoire de l’abbé de Bucquoy, qu’il raconte dans Les Faux Saulniers, Nerval semble renoncer à décrire, à l’arrière-plan de cette histoire, les révoltes des Camisards protestants et des Faux Saulniers. Cet évitement du récit proprement historique révèle la spécificité de la conscience nerva...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans l’Histoire de l’abbé de Bucquoy, qu’il raconte dans Les Faux Saulniers, Nerval
semble renoncer à décrire, à l’arrière-plan de cette histoire, les révoltes des Camisards protestants et des Faux Saulniers. Cet évitement du récit proprement historique révèle la spécificité de la conscience nervalienne de l’histoire et du temps. Nerval associe en effet la révolte
moins à des coups d’éclat, telle l’insurrection des Camisards, qu’au travail souterrain de
divers types d’associations secrètes, celle des Faux Saulniers par exemple, qui perdure à travers les siècles. Dès lors le temps lui apparaît-il comme la forme que prend la résistance
contre la tyrannie, forme emblématiquement représentée par l’évocation des prisons et des
évasions de l’abbé de Bucquoy. Sensible à la profondeur du temps historique, Nerval tente de
faire revivre, au revers des événements chronologiques, une lignée d’opposants, celle des
« vaincus de l’histoire » qu’il associe à la résistance secrète des Illuminés.
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