Rabelais et le De contemptu rerum fortuitarum (1520) de Budé

L’ultime définition du pantagruélisme proposée dans le prologue du Quart livre (1552) de Rabelais, à savoir une « certaine gayeté d’esprit confite en mespris des choses fortuites », renvoie de manière transparente au traité De contemptu rerum fortuitarum (1520) de Guillaume Budé. Cette formule qu...

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Κύριος συγγραφέας: La Charité, Claude
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2008
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:L’ultime définition du pantagruélisme proposée dans le prologue du Quart livre (1552) de Rabelais, à savoir une « certaine gayeté d’esprit confite en mespris des choses fortuites », renvoie de manière transparente au traité De contemptu rerum fortuitarum (1520) de Guillaume Budé. Cette formule que la critique a parfois été tentée de verser au dossier du prétendu stoïcisme chrétien de Rabelais est plus complexe qu’il n’y paraît. Plutôt qu’un quelconque gage de stoïcisme, cette définition apparaît (à l’instar du traité de Budé qui invoque le stoïcisme pour mieux le rejeter) comme la négation de la morale stoïcienne, formulée sous forme de paradoxe, l’arme logique préférée des philosophes du Portique. Ce faisant, Rabelais fait jouer les philosophies de l’Antiquité les unes contre les autres, le stoïcisme neutralisant ici le souverain bien de l’épicurisme au service de la philosophia Christi.