Connivence et littérature : une méthode d'analyse textuelle pour lire entre les mots
D’après la sociolinguistique, un ensemble d’énonciateurs individuels peut représenter par le langage une communauté idéologique — le terme d’idéolecte est alors parfois utilisé. Sous réserve d’une légère transposition méthodologique, ce concept peut utilement s’appliquer au champ littéraire. L’a...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | D’après la sociolinguistique, un ensemble d’énonciateurs individuels peut représenter par
le langage une communauté idéologique — le terme d’idéolecte est alors parfois utilisé. Sous
réserve d’une légère transposition méthodologique, ce concept peut utilement s’appliquer au
champ littéraire. L’analyse linguistique d’un corpus de textes évangéliques du XVIe siècle
(Marguerite de Navarre, Marot, Lefèvre d'Etaples, Berquin, Farel, Rabelais, traducteurs anonymes...) permet de « lire entre les mots » en mettant en évidence les effets de connivence
linguistique qui les relient. L’article propose une théorisation et un élargissement de cette
démarche, afin de mettre en valeur une méthode applicable à d’autres corpus, quelle que soit
la période dans laquelle ils s’inscrivent, notamment s’il y a présomption de l’émergence
d’une pensée commune dans un contexte résistant à l’innovation, à un moment charnière de
l’histoire événementielle ou littéraire. |
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