La vie de Corneille comme moment de la réflexion des classiques sur la littérature

On sait maintenant que les vies antiques de poètes ou de philosophes sont moins à lire comme des documents biographiques que comme des récits permettant de penser la poésie et la philosophie. Il en est peut-être de même des anecdotes concernant les auteurs du classicisme français. L’article essaie...

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Auteur principal: Vialleton, Jean-Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:On sait maintenant que les vies antiques de poètes ou de philosophes sont moins à lire comme des documents biographiques que comme des récits permettant de penser la poésie et la philosophie. Il en est peut-être de même des anecdotes concernant les auteurs du classicisme français. L’article essaie de valider cette hypothèse à partir d’une série d’anecdotes biographiques concernant Corneille, lues à la manière dont l’anthropologie structurale a lu les mythes. La vie de Corneille, au-delà de ses multiples variantes, hérite d’un répertoire très ancien, qui l’apparente à celle de Lucain autant qu’à celle de Sophocle. Elle livre un mythe d’origine du classicisme français ; elle met en œuvre une « pensée sauvage » qui tente de résoudre les questions fondamentales que les classiques se posent sur la littérature (nature de la parole poétique, place sociale du poète) ; elle offre même les armatures logiques sur lesquelles se développe jusqu’à nos jours la fortune critique de l’œuvre de Corneille.