La genèse d'un théâtre de la parole : La Quittance du Diable et La Nuit vénitienne d'Alfred de Musset
La comparaison entre les deux grands auteurs — Chateaubriand, Benjamin Constant — souligne l’engagement total de chacun d’eux dans deux causes politiques et culturelles différentes. Mais, du coup, c’est toute une époque qui surgit du passé, singulièrement double selon l’idéal de l’écrivain catho...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2006
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La comparaison entre les deux grands auteurs — Chateaubriand, Benjamin Constant —
souligne l’engagement total de chacun d’eux dans deux causes politiques et culturelles
différentes.
Mais, du coup, c’est toute une époque qui surgit du passé, singulièrement double selon
l’idéal de l’écrivain catholique ou la philosophie de l’auteur protestant.
L’un cherche à défendre la famille royale et le droit des nobles féaux contre la bourgeoisie ; l’autre, aussi aristocrate que le cadet breton, prêche l’avenir mixte d’une monarchie
constitutionnelle engageant la république bourgeoise.
Les deux aiment la même divinité — Madame Récamier, qui adoucit leur philosophie
politique. D’où le bon sens des deux protagonistes de s’ouvrir l’un vers l’impact forcé de la
classe montante des bourgeois, l’autre vers un antagonisme moins féroce envers la royauté et
une meilleure compréhension des voix du passé.
René prépare la charte des privilèges, Benjamin Constant les libertés de l’individu face au
pouvoir tributaire. L’un s’épanche sur la terre des privilégiés, l’autre sur l’individu inséré dans
le système bourgeois de l’époque. |
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