Points de suspension chez Racine : enjeux dramatiques, enjeux éditoriaux
Dans les débats qu’a suscités, ces dernières années, la ponctuation des éditions originales du théâtre de Racine, le rôle des points de suspension a été laissé de côté. Cet article explore, dans une première étape, leur signification dramaturgique. Ils indiquent toute une variété d’effets, dont p...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans les débats qu’a suscités, ces dernières années, la ponctuation des éditions originales
du théâtre de Racine, le rôle des points de suspension a été laissé de côté. Cet article explore,
dans une première étape, leur signification dramaturgique. Ils indiquent toute une variété
d’effets, dont principalement ceux-ci : un personnage interrompt un autre, un personnage
interrompt son propre discours, un personnage cesse de parler de sorte que son interlocuteur
reprend la parole. Dans une deuxième étape, l’article se penche sur l’inscription de ces signes
de ponctuation dans les éditions de Racine publiées au XVIIe siècle, examinant notamment le
nombre extrêmement réduit de variantes ainsi que le nombre de points utilisés pour indiquer
ce signe (entre 2 et 5). La cohérence de l’utilisation des points de suspension dans les différentes éditions suggère plutôt des choix dramaturgiques que des décisions arbitraires des
compositeurs. La présence et la forme des points de suspension permettaient donc aux lecteurs de l’époque d’imaginer une représentation orale des vers raciniens, quoique celle-ci soit
forcément différente de celle proposée sur scène par les acteurs, qui, eux, apprenaient leur
rôle dans un manuscrit et non pas dans un livre imprimé. |
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