Huysmans et les censeurs

Le mouvement de conversion qui a mené ou ramené vers l’église nombre d’écrivains français de la fin du xixe siècle n’a pas manqué de mettre en délicatesse avec la presse catholique et les autorités ecclésiastiques ceux d’entre eux qui s’étaient formés littérairement en dehors d’elle.Ainsi Huysmans...

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Auteur principal: Seillan, Jean-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le mouvement de conversion qui a mené ou ramené vers l’église nombre d’écrivains français de la fin du xixe siècle n’a pas manqué de mettre en délicatesse avec la presse catholique et les autorités ecclésiastiques ceux d’entre eux qui s’étaient formés littérairement en dehors d’elle.Ainsi Huysmans, après avoir imprudemment proclamé dans l’épigraphe de L’Art moderne que « toute vérité est bonne à dire », s’est-il trouvé pris, une fois converti, dans un entrelacs de contradictions. En même temps qu’il dénonce avec véhémence, au nom de l’intégrité de l’œuvre artistique, la censure exercée par la « bedaudaille » sur la littérature et les appels à l’Index lancés contre ses romans, on le voit pratiquer une expurgation méthodique de son œuvre propre dans les Pages catholiques (Stock, 1899) et de celle de Verlaine, dont il publie les Poésies religieuses (Messein, 1904). La présente étude rassemble les pièces de ce dossier mal connu, expose les motifs occasionnels d’une attitude pour le moins singulière et tente d’en comprendre les raisons imaginaires.