MADELEINE DE SCUDÉRY, Mathilde. Édition établie et présentée par NATHALIE GRANDE. Paris, Honoré Champion, « Sources classiques », n° 38,2002. Un vol. 14 × 22 de 318 p. MADELEINE DE SCUDÉRY, La Promenade de Versailles. Éditée et présentée par MARIE-GABRIELLE LALLEMAND. Paris, Honoré Champion, « Sources classiques », n° 38,2002. Un vol. 14 × 22 de 290 p.

Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Keller-Rahbé, Edwige
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Tout occupé à signifier le mystère essentiel et l’opacité du réel, le roman, chez Jules Barbey d’Aurevilly comme chez Marcel Proust, est le lieu indécis d’une confrontation entre la poésie et le récit. Ainsi, quand la prose romanesque de Barbey prétend porter le deuil du poème perdu, la Recherche orchestre avec bonheur, au contraire, une unité retrouvée. Chez Proust, roman et recueil se confondent, prose et poésie se rejoignent et la question métaphysique trouve une réponse esthétique. Aux fondrières (en fait de fondations) sur lesquelles le « barbare à sensations » qu’est Barbey a bâti l’édifice jésuitique d’une œuvre dont le catholicisme a souvent éveillé le soupçon, peut alors succéder la « cathédrale » immense élevée à la gloire de la littérature par le « dilettante d’architecture » qui fonde notre modernité.