Diderot et le droit d'auteur avant la lettre : autour de la Lettre sur le commerce de la librairie

Au temps des Lumières, les libraires étaient toujours en position dominante dans le monde du livre. Par l’acquisition des manuscrits, ils se donnaient des droits sur les ouvrages littéraires. La plupart des écrivains étaient soumis à ce système, sans lequel ils ne pouvaient pas se faire imprimer....

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Auteur principal: Fujiwara, Mami
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Au temps des Lumières, les libraires étaient toujours en position dominante dans le monde du livre. Par l’acquisition des manuscrits, ils se donnaient des droits sur les ouvrages littéraires. La plupart des écrivains étaient soumis à ce système, sans lequel ils ne pouvaient pas se faire imprimer. La Lettre sur le commerce de la librairie (1763) de Diderot est le premier livre dans lequel un écrivain français ait mis en question ce système d’édition. On s’attendrait donc à ce que le philosophe y présente, d’une manière ou d’une autre, la notion de propriété littéraire. En fait, il insiste plus que personne sur la valeur immatérielle de l’œuvre littéraire : il introduit, dans sa définition de la production de l’esprit, l’idée d’éléments émanant des profondeurs de l’être de l’auteur.