La littérature française du XIXe siècle à l'index
À côté de la censure civile, de nombreuses œuvres de fiction du XIXe siècle furent examinées et condamnées par le tribunal romain de la Congrégation de l’Index, parmi lesquelles nous trouvons des titres de Balzac, Stendhal, Hugo, Sand, Dumas, Flaubert ou Zola. La procédure de condamnation se déroul...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À côté de la censure civile, de nombreuses œuvres de fiction du XIXe siècle furent examinées et condamnées par le tribunal romain de la Congrégation de l’Index, parmi lesquelles
nous trouvons des titres de Balzac, Stendhal, Hugo, Sand, Dumas, Flaubert ou Zola. La procédure de condamnation se déroulait en deux temps, la congrégation préparatoire et la
congrégation générale : l’œuvre dénoncée était examinée à l’aide d’un rapport de censure, le
votum, qui s’attachait à analyser son hétérodoxie et son hétéropraxie. Mais les motifs moraux
et doctrinaux de prohibition expliquent difficilement cet intérêt singulier de l’Index pour la
littérature française au XIXe siècle.Au-delà du couple fides et mores, la Congrégation de
l’Index inscrit dans le catalogue des livres interdits (Index librorum prohibitorum) des œuvres
en raison de leurs atteintes à l’ordre social traditionnel. Des motifs politiques s’ajoutent ainsi
aux motifs moraux ou doctrinaux. De plus, contrairement à l’esprit du Concile de Trente qui
faisait du style une circonstance atténuant la rigueur des prohibitions, les censeurs ecclésiastiques du XIXe siècle le retiennent comme une circonstance aggravante, en raison de la séduction qu’il ajoute au mal, à l’erreur ou à l’esprit séditieux. |
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