Peinture et féminité chez Jean-Jacques Rousseau

Cet article examine l’importance des idées de Rousseau dans un courant de pensée qui, au XVIIIe siècle, attribue aux femmes un rôle déterminant dans la dégénérescence des arts et des mœurs et cherche, en particulier, à limiter leur influence en peinture en tant que commanditaires, sujets, juges ou...

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Auteur principal: Fort, Bernadette
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article examine l’importance des idées de Rousseau dans un courant de pensée qui, au XVIIIe siècle, attribue aux femmes un rôle déterminant dans la dégénérescence des arts et des mœurs et cherche, en particulier, à limiter leur influence en peinture en tant que commanditaires, sujets, juges ou auteurs de portraits. On analyse les arguments énoncés dans les deux Discours, la Lettre à d’Alembert et l’Émile sur le rapport entre décadence et féminité, en montrant qu’ils réarticulent en partie, mais surtout qu’ils radicalisent et développent considérablement les positions anti-féminines de théoriciens et critiques d’art tels que Roger de Piles et La Font de Saint-Yenne sur les portraits de femmes.On s’interroge alors sur le statut conflictuel du portrait littéraire féminin chez Rousseau en réévaluant à la lumière de ces textes les célèbres lettres concernant le portrait de Julie dans La Nouvelle Héloïse.