Saint-Pol-Roux (1861-1940)
L’ambition profonde de l’œuvre de Saint-Pol-Roux apparaît sans doute en partie dans la mise en relation des deux textes programmatiques que sont le liminaire des Reposoirs de la procession (1893) et celui de La Répoétique (1932). Ils reflètent en effet sa situation particulière au confluent de la...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’ambition profonde de l’œuvre de Saint-Pol-Roux apparaît sans doute en partie dans la
mise en relation des deux textes programmatiques que sont le liminaire des Reposoirs de la
procession (1893) et celui de La Répoétique (1932). Ils reflètent en effet sa situation particulière au confluent de la tradition et de la modernité, et permettent d’étudier trois dimensions
fondamentales de sa poétique : son rapport aux choses, au langage et aux hommes. Disciple
de Hugo et Mallarmé, Saint-Pol-Roux se situe face à l’univers comme devant un texte à
décrypter. Si la fonction de traducteur et d’herméneute est donc essentielle, Saint-Pol-Roux
attribue aussi à la poésie un rôle majeur dans l’« émancipation » du « Verbe inconnu » que
cache et défigure l’usage commun de la langue. Par son travail sur le langage, le poète contribue à réintégrer pleinement en ce monde un Verbe qui est actuellement ignoré et en exil.
L’« idéoréalisme » et la « Répoétique », synthèse du visible et de l’invisible, du sensible et
de l’intelligible, des choses et du langage, permettraient, ici et maintenant, de restituer à
l’existence une harmonie et une plénitude perdues. C’est une véritable mystique de l’alliance
qui se développe dans l’œuvre de Saint-Pol-Roux dont la dimension collective s’affirme de
plus en plus. La parole singulière du poète aspire en effet à s’effacer dans l’œuvre commune
car tous les hommes sont solidaires dans l’entreprise de résurrection du Verbe. |
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