Cœur et création chez Alain-Fournier : de l'étreinte du réel à sa transfiguration
L’enthousiasme d’Alain-Fournier pour une œuvre a priori éloignée de ses goûts, La Chanson d’Ève de Charles Van Lerberghe, lue fin 1905, peut paraître incompréhensible. En réalité, il prend son sens dans l’arrière-plan d’une réflexion menée à propos de l’expérience durant laquelle le monde devient...
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2004
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | L’enthousiasme d’Alain-Fournier pour une œuvre a priori éloignée de ses goûts, La
Chanson d’Ève de Charles Van Lerberghe, lue fin 1905, peut paraître incompréhensible. En
réalité, il prend son sens dans l’arrière-plan d’une réflexion menée à propos de l’expérience
durant laquelle le monde devient espace intérieur, pour qui le contemple avec intensité, expérience nommée « Weltinnenraum » par Rilke. Cet enthousiasme coïncide en effet avec une
découverte du romancier, capitale pour son art, celle de son aptitude à la transfiguration du
réel au moyen de la sympathie. Alain-Fournier trouva dans La Chanson d’Ève, puis dans
l’œuvre de Claudel, la confirmation de son intuition sur le rôle du cœur dans la créativité :
l’intériorisation du monde dans l’être rend possible la perception et la description d’« un
autre paysage », d’un réel transfiguré car « mêlé à l’ardeur du cœur ». Le Grand Meaulnes en
porte témoignage. |
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