Pour Sainte-Beuve (1804-1904-2004) : propos d'un seizémiste
La légende anti-beuvienne, commencée à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur des Lundis, a été propagée par les adversaires de l’histoire littéraire et entretenue avec délices par les partisans de la mort de l’auteur. Avec le désenchantement progressif pour la « nouvelle critique »,...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La légende anti-beuvienne, commencée à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur des Lundis, a été propagée par les adversaires de l’histoire littéraire et entretenue avec
délices par les partisans de la mort de l’auteur. Avec le désenchantement progressif pour la
« nouvelle critique », le structuralisme et ses avatars, les tentatives de réhabilitation ne cessent de se manifester, même si l’on continue à reprocher à Sainte-Beuve ses illusions de
poète, ses faiblesses de romancier et ses préjugés de critique. À propos du seizième siècle
dont il faut à bien des égards le véritable « découvreur », Sainte-Beuve fait preuve, contrairement au mythe proustien, d’une grande sensibilité pour le style des œuvres littéraires qu’il
remet à l’honneur, sans manifester l’obsession qu’on lui reproche trop souvent pour la vie de
leurs auteurs. Le « vrai Rabelais », le « vrai Ronsard » ou le « vrai Montaigne » que pourrait
reconstituer le « physiologue » ne l’intéresse pas. Il existe même chez lui une méfiance toute
montaignienne mais qui annonce aussi la post-modernité à l’égard de l’explication « positiviste » de la littérature. |
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