Proust, l'instant et le sublime
Le « Temps perdu » est un espace temporel discontinu, soumis à la contingence, créant inconstance et déception; il constitue la majeure partie de la Recherche. Lors de la matinée Guermantes, le narrateur, pourtant soumis à un sentiment d’échec tenace, vit une expérience fondamentale qui l’émotion...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le « Temps perdu » est un espace temporel discontinu, soumis à la contingence, créant
inconstance et déception; il constitue la majeure partie de la Recherche. Lors de la matinée
Guermantes, le narrateur, pourtant soumis à un sentiment d’échec tenace, vit une expérience
fondamentale qui l’émotionne profondément — l’Instant —, abolissant le « Temps perdu ».
Cette révélation procède du surgissement d’un infini grâce à un élan indivisible, et semble
ainsi relever du sublime tel qu’il est développé dans la Critique de la faculté de juger. Ce
parallèle entre l’esthétique kantienne et le Temps retrouvé permet d’affiner la perception de
l’Instant, de découvrir le principe de cette « extase de la mémoire » qui clôt la Recherche. |
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