Claudel, longin et le sublime
Génie déroutant, s’il ne rentre dans aucun cadre, Claudel semble correspondre avec un certain ordre de grandeur. Celle, précisément, que définissait Longin au début de notre ère. Que le poète moderne ne nomme jamais l’illustre Rhéteur, ne change rien à l’affaire : car il ne s’agit pas d’influence...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2003
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Génie déroutant, s’il ne rentre dans aucun cadre, Claudel semble correspondre avec un
certain ordre de grandeur. Celle, précisément, que définissait Longin au début de notre ère.
Que le poète moderne ne nomme jamais l’illustre Rhéteur, ne change rien à l’affaire : car il
ne s’agit pas d’influence, mais de parenté d’esprit. Les deux ont bu aux mêmes sources ; à
vingt siècles de distance, l’un et l’autre conçoit l’acte créateur suprême, au-delà de l’art,
comme l’effet d’« une vertu toute divine » et redevable à un « esprit surnaturel et divin »,
pour citer ici les propres formules du Traité du Sublime longinien. |
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