Le théâtre d'Antoine-Marin Lemierre, une école des citoyens

L’œuvre poétique et dramatique d’Antoine-Marin Lemierre, protégé du fermier général Dupin, est rangée, sans doute à tort, parmi les productions des minores. Lemierre n’a passé les siècles que grâce à un poème didactique en trois chants sur La Peinture, qui contient au chant second l’éloge célèbre...

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Auteur principal: Marchal-Ninosque, France
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’œuvre poétique et dramatique d’Antoine-Marin Lemierre, protégé du fermier général Dupin, est rangée, sans doute à tort, parmi les productions des minores. Lemierre n’a passé les siècles que grâce à un poème didactique en trois chants sur La Peinture, qui contient au chant second l’éloge célèbre de la chimie, et à une tragédie qui fit sa fierté, La Veuve du Malabar, ou l’empire des coutumes. Ses tragédies n’ont plus connu les honneurs de la publication depuis le XIXe siècle.Antoine-Marin Lemierre jouit pourtant en son temps d’une renommée qui lui valut de succéder à l’abbé Batteux à l’Académie française le 25 janvier 1781. Il fut un dramaturge à succès, plus d’ailleurs à l’occasion des reprises de ses pièces dans les années 1780-1790, qu’au moment des premières, dans les années 1760-1770. Cet article a vocation à souligner le rôle de Lemierre dans la mutation des formes et des enjeux de la tragédie des Lumières, qu’il infléchit vers la tragédie révolutionnaire, en s’attachant plus particulièrement aux tragédies d’Idoménée (1764), de Guillaume Tell (1766) et de Barnevelt (1790).