La conspiration du silence autour du Paysan de Paris : essai de bilan
Le présent article éclaire un épisode particulier de la réception du surréalisme, à savoir la manière dont la critique accueille à sa sortie Le Paysan de Paris, publié en 1926. Emmanuel Berl et Pierre Drieu La Rochelle déplorent en février 1927 que les critiques, en particulier ceux de La Nouvell...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2002
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le présent article éclaire un épisode particulier de la réception du surréalisme, à savoir la
manière dont la critique accueille à sa sortie Le Paysan de Paris, publié en 1926. Emmanuel
Berl et Pierre Drieu La Rochelle déplorent en février 1927 que les critiques, en particulier
ceux de La Nouvelle Revue Française, exaspérés par les insultes répétées d’Aragon, fassent
« grève » et refusent de rendre compte de son dernier ouvrage.
La grève est bien réelle, à Paris du moins. Rares sont les articles qui y paraissent ; et La
Nouvelle Revue Française ne publie guère qu’une brève notice pour saluer en 1925 la prépublication du Paysan de Paris. En province et à l’étranger, en revanche, la grève est peu suivie : Joë Bousquet, Denis de Rougemont et Benjamin Fondane, pour ne citer que les critiques
les plus connus, rendent compte de l’ouvrage à Carcassonne, à Genève et à Bucarest. Dans
ces articles, dont la plupart sont aujourd’hui oubliés, se dessine le portrait d’Aragon en
homme révolté et en prosateur éblouissant. |
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