Un théoricien en Sorbonne de la périodisation littéraire : Saint-René Taillandier d'après ses cours inédits

Abusivement confondue avec le XVIe siècle qu’elle a, en France tout au moins, peine à remplir, la Renaissance est l’une des périodes les plus courtes de notre histoire littéraire. Ce qu’elle perd en durée, elle le regagne en étendue, puisqu’il est admis que relève alors de la littérature au sens...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Fraisse, Luc
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Abusivement confondue avec le XVIe siècle qu’elle a, en France tout au moins, peine à remplir, la Renaissance est l’une des périodes les plus courtes de notre histoire littéraire. Ce qu’elle perd en durée, elle le regagne en étendue, puisqu’il est admis que relève alors de la littérature au sens large toute production écrite, manuscrite ou imprimée. Ignorant dans une certaine mesure les frontières entre disciplines, soumettant la hiérarchie des genres au principe de récapitulation, l’époque aspire en effet à l’unité du savoir et à la concorde des langages. Deux objections peuvent être faites à cette périodisation courte. En premier lieu, le flou des seuils. On observe à cet égard que des concepts novateurs en leur temps comme la Grande Rhétorique, le Baroque ou encore l’Âge de l’éloquence ont eu pour principal mérite de briser le carcan séculaire qui « étrangle » en quelque sorte cette première modernité. La seconde difficulté est l’évolution inégale des différents genres durant la période. C’est ainsi que le théâtre humaniste est une « invention » postérieure à 1550. La périodisation par siècles, qui est notre syntaxe, a tout à gagner à des aménagements qui ouvrent à la critique un espace de jeu et donc d’initiative.