De l'autre côté du Miroir des limbes
Tout part de la découverte d’un fragment daté de 1938 et intitulé « Roman » : « Le type qui lit des traités de sociologie et d’histoire pendant un bombardement (ou très près d’une scène de guerre).L’homme entre sa relativité historique et sa relativité géographique. — Fonder l’homme sur ce qui éc...
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| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Tout part de la découverte d’un fragment daté de 1938 et intitulé « Roman » : « Le type
qui lit des traités de sociologie et d’histoire pendant un bombardement (ou très près d’une
scène de guerre).L’homme entre sa relativité historique et sa relativité géographique.
— Fonder l’homme sur ce qui échappe à tout cela ». Juste en dessous de « Roman », on peut
lire : « Note 1938 », écrit au stylo rouge; Malraux a, de plus, inséré d’un trait au stylo rouge
après le mot « type » la précision suivante : « (moi) ».
Ce projet de roman de quatre lignes notées en 1938 se trouve dans les manuscrits du dialogue avec Max Torrès (chapitre III de Hôtes de passage, devenu le chapitre III de La Corde
et les souris, la seconde partie du Miroir des limbes). Malraux a voulu le reprendre en le présentant comme un souvenir personnel de la guerre d’Espagne : la chute de Barcelone aux
mains des ennemis de la République. Il a, par la suite, écarté ce développement (prétendument ?) autobiographique afin de le déplacer dans Lazare.
Nous verrons en quoi une telle note permet de reconstituer certaines des étapes qui ont
conduit Malraux jusqu’au Miroir des limbes et de pointer quelques-uns des problèmes que
pose cette œuvre au statut générique très complexe. |
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