Nerval, écrivain de la vie moderne, et la peinture flamande et hollandaise
Gérard de Nerval ne s’écarte pas de la tradition du classicisme de l’ut pictura poesis, et il lui arrive de recourir à la connaissance des arts plastiques en évoquant des tableaux connus de son époque pour économiser sa description discursive. Dans un récit de voyage en Belgique et en Hollande de...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Gérard de Nerval ne s’écarte pas de la tradition du classicisme de l’ut pictura poesis, et il
lui arrive de recourir à la connaissance des arts plastiques en évoquant des tableaux connus de
son époque pour économiser sa description discursive. Dans un récit de voyage en Belgique
et en Hollande de 1852, il décrit les mœurs des pays, et à travers ces tableaux de genre, il fait
allusion à l’actualité de la société française. Certes, les mentions de Rubens et de Rembrandt
lui permettent d’évoquer la vie ordinaire du peuple comme ces peintres l’ont représentée.
Mais en même temps, l’opposition de ces deux peintres se révèle comme un moyen détourné
de conduire à une autre opposition, celle du narrateur contre la politique oppressive de Louis-Napoléon Bonaparte.À la manière de Rembrandt le réaliste, selon le sens que l’écrivain
donne à ce terme en évoquant sa peinture, Nerval passe lui-même pour un écrivain réaliste de
la vie moderne. |
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