La bibliothèque (1585) d'Antoine du Verdier et la question poétique : vers une première réception de « La Pléiade » à la fin du XVIe siècle

À l’automne de la Renaissance, deux érudits bibliophiles entreprennent de répertorier tous les livres publiés en français depuis l’origine de l’imprimerie. De ce projet naissent la Bibliotheque françoise (1584) de La Croix du Maine et la Bibliotheque de son rival Antoine Du Verdier (1585). Si le...

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Auteur principal: Rouget, François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À l’automne de la Renaissance, deux érudits bibliophiles entreprennent de répertorier tous les livres publiés en français depuis l’origine de l’imprimerie. De ce projet naissent la Bibliotheque françoise (1584) de La Croix du Maine et la Bibliotheque de son rival Antoine Du Verdier (1585). Si le souci d’exhaustivité et le goût de la poésie française les réunissent, en revanche leurs méthodes divergent quelque peu. Le premier est avant tout bibliographe, curieux des diverses éditions d’une œuvre et des inédits ; le second est un historien de la littérature qui ajoute à ses notices biographiques des extraits des œuvres qu’il indexe. C’est sans doute ce qui fait l’originalité de son travail car l’histoire des textes ne se dissocie jamais de ceux qui les ont produits. Cette préoccupation ressort tout particulièrement des notices que Du Verdier consacre aux poètes de la Pléiade, au moment où la nouvelle génération des poètes de cour dans le sillage des Desportes tend à l’éclipser. De l’hommage que le bibliographe rend à Ronsard et à ses compagnons disparus ou vieillissants, émergent une méthodologie bibliographique nouvelle et une critique littéraire qui a valeur de première réception de la Pléiade.