Littérature et enseignement : la réduction polymathique

Pour introduire un ensemble d’articles consacrés à la place de la littérature dans l’enseignement, l’auteur souligne l’actualité du débat sur cette question, mais aussi son ancienneté, qui contribue à sa complexité, l’histoire laissant des traces profondes dans la pensée collective et dans les méth...

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Auteur principal: Menant, Sylvain
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Pour introduire un ensemble d’articles consacrés à la place de la littérature dans l’enseignement, l’auteur souligne l’actualité du débat sur cette question, mais aussi son ancienneté, qui contribue à sa complexité, l’histoire laissant des traces profondes dans la pensée collective et dans les méthodes. Il montre comment au XVIIIe siècle la littérature n’est admise dans les programmes de formation qu’à condition d’être soumise à une harmonisation et à une normalisation. Ce traitement crée, à partir du foisonnement des textes, des séries, les séries pédagogiques ainsi forgées étant d’autant mieux acceptées qu’elles ne constituent qu’un cas particulier du phénomène sériel qui est un aspect majeur de la littérature d’Ancien Régime. Ces analyses sont corroborées par l’expérience des écrivains modernes qui se retournent vers leur passé : si la littérature mérite sa place dans l’enseignement pour de profondes raisons, ce n’est pas la littérature que sert l’enseignement de la littérature. La polymathie, cette méthode ancienne d’étude des textes qui en faisait le prétexte d’un enseignement encyclopédique, est emblématique de l’effet réducteur qu’entraîne tout enseignement de la littérature.