La littérature en questions (quelques remarques encore sur l'histoire littéraire)
Le colloque organisé les 17 et 18 novembre 1994 par la Société d’Histoire littéraire de la France, pour célébrer la naissance de la RHLF a signifié que la bataille idéologique des années soixante — quatre-vingts avait heureusement pris fin, au cours de laquelle diachronistes et synchronistes s’ét...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2002
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Le colloque organisé les 17 et 18 novembre 1994 par la Société d’Histoire littéraire de la
France, pour célébrer la naissance de la RHLF a signifié que la bataille idéologique des années
soixante — quatre-vingts avait heureusement pris fin, au cours de laquelle diachronistes et
synchronistes s’étaient opposés. Pour autant, il ne semble pas que l’histoire littéraire, qui
avait alors été vivement attaquée, se soit vraiment interrogée sur ce qu’elle pourrait ou devrait
être à l’avenir, si l’on veut qu’elle continue à exister comme discipline, de concert avec les
autres dont la littérature est l’objet. Une réflexion est d’autant plus urgente que les études littéraires, en dehors de l’Institution scolaire qui en maintient vaille que vaille la pratique, sont
menacées. Les réflexions de cet article visent à susciter le débat, en proposant : 1? une refonte
de l’histoire littéraire à partir de l’axiome suivant : « Les littératures ont vécu des questions
auxquelles elles ne pouvaient se dérober et des solutions qu’elles ont essayées tour à tour »;
2? un exemple des questions que les chercheurs, entre autres amateurs de littérature, devraient
dégager pour en comprendre le devenir incertain : question de la vérité en littérature, du rapport mots/choses, de la mimèsis (comme théorie), des couples obligés (fond/forme, prose/poésie, voix/écriture, etc.), sans oublier celui naguère si évident l’homme/l’œuvre. La liste n’est
nullement exhaustive. Se poser ces questions serait une façon de ne pas sombrer dans l’ennui
de recherches morcelées et aveugles, qui n’intéressent que des cercles de plus en plus réduits
de pratiquants. |
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