Frère Jean des Entommeures : chasseur et cynique
Le chapitre 39 du Gargantua présente frère Jean très en verve, tenant ses compagnons comme les lecteurs sous le charme de ses propos énigmatiques. Propos de table qui jonglent allégrement avec les évangiles ou les Banquets d’Erasme, sa libre parole s’inscrit d’abord dans la réflexion générale sur...
保存先:
| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2001
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Le chapitre 39 du Gargantua présente frère Jean très en verve, tenant ses compagnons
comme les lecteurs sous le charme de ses propos énigmatiques. Propos de table qui jonglent
allégrement avec les évangiles ou les Banquets d’Erasme, sa libre parole s’inscrit d’abord dans
la réflexion générale sur la rhétorique et ses limites que poursuit Rabelais dans le Gargantua.
Mais le texte va plus loin. Combinant deux isotopies, celle de l’oreille et celle de la chasse,
frère Jean et sa parole oblique dispensent une invitation à écouter et à comprendre autrement.
La parole cynique du moine, avatar à la fois de Socrate et de Diogène, grand buveur et bon
chien de chasse, est celle du perturbateur par excellence : perturbateur de l’échange que doit
être la conversation, perturbateur du récit dont il est désormais l’élément incontrôlable et
imprévisible, perturbateur en définitive d’une sagesse humaniste trop sûre d’elle-même. |
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